Visite guidée pour les 12 ans et plus

 

 

A – L’INTRODUCTION À LA VISITE

Bienvenue au parc de la Falaise et de la chute Kabir Kouba ! Je m’appelle _____________ et je serai votre guide pour la visite. La visite se déroulera de la façon suivante (décrire le déroulement de la visite, selon les demandes du groupe). Nous vous rappelons que dans l'esprit de conservation du parc, il est interdit de ramasser des fossiles et de cueillir des plantes. Durant notre visite, d’une durée approximative d’une heure quinze minutes, nous parcourrons un sentier de 1,5 km menant à la chute et jusqu’au canyon. N’hésitez surtout pas à me poser des questions. Si je ne possède pas immédiatement la réponse, je ferai des recherches et je vous reviendrai avec la réponse le plus rapidement possible.

Au cours de cette visite, présentez les légendes originales. Si les visiteurs trouvent les fins de légendes étranges dues à la mort des personnages, il peut être intéressant de le dire que la mort chez les Amérindiens n’était pas un sujet tabou, ce qui explique la présence de décès dans certaines de ces histoires.

B – PREMIER BELVÉDÈRE SUR LA RUE RACINE

Après l’introduction, dirigez-vous avec le groupe vers le belvédère en suivant la rue Racine. Tournez à gauche sur le belvédère, l’endroit dégagé où nous avons une excellente vue sur les chutes.

Vous voyez, devant vous, la chute Kabir Kouba. D'une hauteur de 28 mètres (environ 90 pieds), la chute est un des endroits les plus impressionnants de la rivière Saint-Charles, qui traverse le nord de l'actuelle ville de Québec. Ensuite, de l’autre côté vous pouvez apercevoir le canyon qui peut atteindre une hauteur de 42 mètres (environ 138 pieds).  Bien entendu, la rivière Saint-Charles a une histoire. Le nom Cabircoubat (mentionner l'orthographe différente) signifie "rivière aux mille détours". Cette appellation faisait allusion aux nombreux méandres de la rivière. Ce nom a été donné par les Amérindiens. Ce sont finalement les Récollets, un ordre religieux venu en très grand nombre à Québec, qui donnèrent son nom actuel à la rivière, la « rivière Saint-Charles ».

Outre le riche patrimoine historique du site, l’intérêt de la chute Kabir Kouba réside dans son importance géologique et géographique. En effet, la chute est supportée par de la roche métamorphique (un gneiss granitique) inusable du Bouclier canadien. La formation de la roche métamorphique est la base de la roche sédimentaire ou magmatique dont la texture, la structure et la composition minéralogique ont été modifiées sous l'effet de la pression et de la température. Cette roche est très dure et elle est difficilement friable. Alors que la paroi rocheuse, qui lui fait face, est composée de roche sédimentaire (calcaire et de shale) des Basses-Terres-du-Saint-Laurent, qui s’effrite. En effet, celle-ci se forme avec l’accumulation de dépôts d'origines diverses, tels que des poissons morts, et la consolidation de sédiments. Ces roches sont souvent le résultat de l'accumulation de sédiments en suspension dans l'eau. Bien souvent, elles sont très fossilifères.

C – LA FRESQUE ET PLACE DE LA NATION

Lorsque vous voyez la fresque, dites aux enfants de faire attention, car le trottoir n’est pas large puis laissez-leur le temps de l’observer puis dirigez-vous vers la place de la Nation pour ensuite donner vos explications.

Admirez la fresque. Celle-ci peut se déchiffrer en deux parties, celle de gauche représente le rôle des hommes et celle de droite représente le rôle des femmes. L’univers des hommes représente la chasse qui amène la nourriture et les matières premières pour l’artisanat, les vêtements, les contacts avec les autres civilisations et le commerce. Pour celui des femmes, la famille, la transmission du savoir-faire, de l’éducation et de la culture sont au cœur de leur quotidien. Vous pouvez également remarquer quatre animaux emblématiques, dont la tortue, le loup, l’ours et le chevreuil. Ils sont la représentation des clans de la Nation huronne-wendat.

Finalement au centre de la fresque il y a une grande tortue qui est le mythe de création pour les Hurons-wendat. Le mythe commence comme suit : il y a très longtemps, la Nation huronne-wendat vivait dans les cieux et sur Terre il n’y avait qu’une grande mer. Un jour, Aataentsic, la fille du chef de la Nation huronne-wendat, tomba gravement malade. « Le seul remède pour la sauver est de recueillir le fruit du Grand Arbre ainsi que sa terre » dit l’homme médecine. Ensuite, Aataentsic se rendit au Grand Arbre et commença à creuser autour de ce dernier afin de récolter la terre. Malheureusement, la jeune amérindienne creusa trop profondément et cela fit un trou dans les cieux, donc Grand Arbre et Aataentsic tombèrent à la mer. Cependant, la jeune Wendat fut sauvée par les oies qui la recueillirent sur leurs grandes ailes. C’est à ce moment que Grande Tortue émergea de l’eau et dit aux oies de la déposer sur son dos. Bien qu’Aataentsic ne tomba pas à la mer, elle était toujours malade et elle devait absolument manger le fruit et récolter la terre de cet arbre. Alors, après que la loutre, le rat musqué et le castor eurent essayé vainement de plonger tout au fond de la mer pour cueillir le fruit et la terre de Grand Arbre, Grand-mère Crapaud réussit après y avoir presque laissé son dernier souffle à déposer le fruit et quelques grains de terre sur la carapace de la Grande Tortue. Finalement, Aataentsic mangea le fruit et fut guérie puis, avec les quelques grains de terre, elle les étendit sur le dos de Grande Tortue et l’animal devint une ile. Ainsi fut donc créée la Terre comme nous la connaissons aujourd'hui.

Alors, tel que mentionné dans la légende, le dos de la tortue représente une ile. Donc, Wendake signifie l’ile et Wendat signifie les habitants de l’ile.

Vous vous trouvez actuellement à la place de la Nation qui est dédiée à la beauté et au plaisir des sens, cette place publique offre une aire de repos aux Hurons-Wendat et aux visiteurs. Elle pourra également offrir des spectacles à petit déploiement. Faite de pavés, la Place de la Nation représente l'emblème végétal de la Nation huronne-wendat : le tournesol qui est également un symbole du soleil.

La société huronne-wendate est une société matrilinéaire qui signifie la lignée de la femme, l’enfant fait partie du clan de sa mère et non de son père. Dans cette société, ce sont les mères de famille qui élisent les chefs. De plus, lorsqu’une femme se marie c’est à l’homme de s’installer chez la femme. Ensuite, les Hurons-Wendat faisaient partie de la confédération huronne qui est un rassemblement de cinq clans de langue iroquoienne. Il y avait le peuple de l’ours, de la corde, du rocher, du daim et des marais. Cette confédération représentait l’aspect économique, politique et social du peuple huron. Cette dernière s’était installée sur le territoire qu’on appelle la Huronie qui était située dans la Baie Géorgienne (Ontario). Dès 1649, la confédération huronne cessait d’exister en raison de trois facteurs soient la maladie, la guerre et la religion.

La maladie s’était installée lors de l’arrivée des Européens. En effet, dans les années 1634 à 1640, les Français avaient transmis beaucoup de maladies tels que la variole de 1639, ce qui créa une grande cause de mortalité pour les Hurons.

Le second facteur représente la guerre entre la confédération iroquoise et la confédération huronne. En effet, la disparition de la Huronie était en partie due à cette guerre pour des raisons de territoires et principalement du commerce de fourrures. Les Iroquois étaient les alliés des Hollandais tandis que les Hurons étaient avec les Français. Finalement, c’était les Iroquois qui avaient réussi à mettre la Huronie à feu et à sang en raison des armes qui leur avaient été fournies par les Hollandais.

La dernière cause responsable de la fin de la Confédération huronne est la religion. Les Jésuites venus en Nouvelle-France avaient eu pour mission de convertir au catholicisme les Hurons (mission Sainte-Marie des Hurons). De plus, voyant la guerre entre les Iroquois et les Hurons, les Jésuites avaient vu utile pour la survie des Amérindiens et pour l’évangélisation de les amener près du centre militaire c’est-à-dire Québec. Ainsi, environ 1000 Hurons avaient décidé de suivre les Jésuites à Québec.

C’est en 1654 que les Hurons furent amenés à Québec, ils furent conduits à différents endroits, dont l’ile d’Orléans, Beauport et Sillery. Cependant, étant donné le nombre croissant de colons en Nouvelle-France, les Hurons avaient dû être déplacés vers Lorette par le père Chaumonot en 1673. Savez-vous pourquoi Loretteville se nomme ainsi? C’est en raison du père Chaumonot qui veut honorer le nom de la vierge de Loreto (Italie) qui l'aurait guéri d'une terrible maladie, d’où le nom de Lorette. Néanmoins, dès 1697, les Hurons avaient dû être une dernière fois relocalisés à la Jeune-Lorette (dans la seigneurie Saint-Gabriel) qui est leur village actuel Wendake. Savez-vous pourquoi on dit la Jeune-Lorette? Jeune-Lorette représentait le nouvel endroit où les Hurons ont été déplacés, de ce fait, Lorette s’est nommée L'Ancienne-Lorette.

Ainsi, la maladie, la guerre et la religion ont provoqué la dispersion et la disparition de la Confédération huronne et cela a considérablement réduit la population des Hurons-Wendat. Effectivement, au départ 40 000 Hurons vivaient en Huronie, puis à la suite de ces trois facteurs, la population était devenue 40 fois plus petite soit 1000 Hurons et en raison des dispersions des peuples, environ 100 étaient arrivés au Québec. Beaucoup de Hurons se joignirent aux Iroquois, et d'autres fuirent vers l'ouest avec les survivants pétuns et vivent dans ce qui est maintenant la réserve Wyandot, dans l'État d'Oklahoma. Aujourd’hui, à Québec, ils sont 1300 dans la réserve de Wendake et 1700 en dehors donc environ 3000 Hurons-Wendat.

D – LE BELVÉDÈRE DE LA CHUTE

Invitez les visiteurs à prendre des photos de la chute. Puis portez leur attention sur le mur de pierre qui est derrière eux. Vous allez y revenir plus tard.

Aucune information n’est donnée ici, laissez simplement les visiteurs regarder le paysage et prenez le temps de répondre à leur question s’ils en ont. De plus, vous pouvez leur rappeler les informations données au premier belvédère et leur montrer les différents types de roches. Maintenant que vous êtes plus proche, il est plus facile de leur montrer précisément ce qu’est une roche métamorphique et ce qu’est une roche sédimentaire.

Vous voyez le mur de pierre qui est derrière vous? Savez-vous à quoi il servait? En fait, c’est les ruines d’un ancien barrage électrique. Nous détenons peu d’informations sur celle-ci, cependant, nous sommes certains de son existence. Voici une photo qui nous illustre la centrale. Il y a 4 éléments à retenir : le barrage hydroélectrique, le tuyau (dans le mur qu’il reste, on peut y voir un trou qui laissait place au tuyau), on croit que le bâtiment où se trouvait la turbine (dynamo) était situé à l’endroit de l’ancien moulin à scie (à côté du moulin des Jésuites) et finalement les fils électriques. Nous savons que le premier exploitant est la « Compagnie Hydraulique et Électrique de Jeune-Lorette » (CHÉJL) qui devait fournir de l’électricité à toute la paroisse de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. Selon vous qui avaient le droit à l’électricité? Oui, il y a les riches gens, mais aussi l’église. Je vais vous raconter deux petites anecdotes concernant la centrale hydroélectrique. La première : Lors d’un soir, l’église a allumé toutes ses lumières ce qui a plongé tout le reste de la paroisse dans l’obscurité. Cette anecdote nous prouve que la production de l’électricité était très faible. Avant de partager ma seconde anecdote, selon vous est-ce que la rivière est encore très poissonneuse? Oui elle l’est, cependant certaines espèces ont disparu dont le saumon. Cette disparition s’explique comme suit : la ville de Québec qui avait déjà installé sur la rivière deux tuyaux de canalisation en partance du lac Saint-Charles pour assurer l’approvisionnement en eau potable des habitants de la ville décide, en 1911, de construire un troisième tuyau. Le tuyau, d’un diamètre de 40 pouces, entre en service en 1914, alors même qu’une sècheresse frappe la région. Cette demande trop importante cause un assèchement complet de la rivière qui entraine la fermeture de plusieurs industries, mais également la disparition du saumon de la rivière. Mais, pourquoi le saumon n’est-il pas revenu l’année suivante? En fait, le saumon pond ses œufs au même endroit chaque année et comme il n’a pas pu le faire pendant cette année de sècheresse, il a trouvé un autre endroit et n’est jamais revenu.

E – LE SITE DES MOULINS

Le moulin à farine

Regardez autour de nous. Que voyez-vous? Des fouilles archéologiques ont eu lieu en 2008 ici-même pour permettre de découvrir l’histoire de ces ruines. Ce sont celles de moulins à eau qui se sont succédé ici près de la chute Kabir Kouba. Mais commençons par le début.

Les premiers seigneurs à stimuler l’arrivée de colons européens dans la région sont les Jésuites. Tenus par leurs devoirs envers les censitaires (paysans) qui viennent s’établir dans la seigneurie, les Jésuites procèdent à l’érection d’un moulin à grains en 1731. (En effet, le seigneur doit « construire et entretenir un moulin à blé » ou bien ce sera l’État ou encore un paysan fortuné qui pourra s’en charger. Par contre, le seigneur ne récolte aucune dividende (en argent), mais il a une partie (1/4) des grains moulus par le meunier. Les Jésuites n’étaient pas les principaux exploiteurs puisqu’ils donnaient des baux de location de durées variables (5 à 9 ans) à différents meuniers. On connait peu l’évolution de ce moulin, mais on sait qu’un moulin à scie y est annexé avant 1749. De plus, on sait que son état est délabré vers 1807 et que des baux de 21 ans sont même accordés pour permettre aux meuniers en poste d’effectuer les améliorations nécessaires. À cette date, ce ne sont plus les Jésuites qui s’occupent du moulin, puisque cet ordre est aboli en 1774 et le dernier jésuite à mourir se fait en 1800. Donc, le gouvernement colonial est chargé de la gestion. Les baux sont offerts à l’encan public jusqu’en 1853, lorsque Joseph Falardeau achète le moulin et le terrain environnant, ceux-ci devenant privés pour la première fois de leur histoire.

Le moulin à papier Russel

En 1853, Joseph Falardeau, un entrepreneur, devient le premier propriétaire privé du moulin situé un peu plus bas ici sur le terrain. En fait, il achète, du gouvernement colonial du Québec, le moulin à farine et à scie, ainsi que tout le terrain jusqu’à la Queen’s Highway (boulevard Bastien). Déjà, le nouveau propriétaire a des projets plus « modernes » pour le site et prévoit la construction d’un moulin à papier. C’est de cette volonté que naitra la relation de Falardeau avec un investisseur américain, hôtelier dans la ville de Québec, Willis Russel. Ceci marquait donc le début du partage de la chute entre quelques industries présentes en même temps sur le site, mais ne marquait pas le début d’une période de prospérité. En effet, ne pouvant assumer les couts élevés de la main-d’œuvre et des matériaux (ce qui était promis dans le bail de location d’une durée de 18 ans), Falardeau décide de vendre, dès 1854, la partie nord du site (moulin à papier) à Russel. Malgré les efforts de Russel, le moulin ne fonctionne que de 8 à 10 mois jusqu’en 1856 où il sera fermé puis saisi.

Ici, si vous regardez attentivement le sol, vous trouverez un vestige d’une partie du mur du moulin à papier construit ici dès 1854 par Willis Russel.

Le moulin Logan

Ainsi, c’est la ville de Québec qui devient propriétaire du moulin en juin 1857, mais elle cherche à lui retrouver un propriétaire particulier assez rapidement. En seulement trois mois, elle signe une promesse de vente à Margaret Logan. Selon vous pourquoi une femme pouvait-elle être propriétaire d’un moulin dans ces années? En fait, cela réduit les risques de saisie en cas de faillite. (En cas de faillite, la femme à la possibilité de vendre l’entreprise à son mari qui lui peut le revendre rapidement, ce qui évite également une grande perte d’argent. Lorsque l’homme déclare faillite, la saisie est immédiate). Aussi, elle a utilisé l’argent de son mari. De plus, son mari, Angus McDonald, est déjà propriétaire d’un moulin à papier à Cap-Santé (Portneuf). Ce ne seront pas les difficultés financières, mais bien l’incendie du moulin le 10 juin 1862 qui aura raison du moulin de Mme Logan.

Le moulin Smith

Le moulin Logan détruit, ce n’est pas la fin des moulins à la chute Kabir Kouba. En effet, Frederica Maria Hoffmann, femme de Peter Smith, acquiert le terrain du moulin en 1862 et entreprend la construction et relance la production du papier. Cependant, les informations sur cet aspect du « Smith Paper Mill » restent nébuleuses. L’aventure de la « P. Smith & Co. » Se termine en janvier 1870 avec la faillite de Mme Hoffmann, qui sera rachetée par Peter Smith lui-même, au mois de mai, alors qu’il est toujours entrepreneur dans le papier. Finalement, Peter Smith se défait complètement des terrains avoisinant la chute Kabir Kouba au mois d’aout 1870, les vendant aux frères James et William Reid. Ces derniers engageront cependant Smith comme gérant du moulin pour les 5 premières années de leur administration.

Le moulin Reid

C’est l’administration des frères James et William Reid dès aout 1870 qui amènera les années les plus prospères du moulin à papier de la chute Kabir Kouba. En effet, des sources d’information provenant de la compagnie et des sources émanant de journaux d’affaires parlent d’une production d’une à deux tonnes de papier par jour. Des sources, datant de 1871, confirment la lancée de la compagnie en faisant allusion à l’emploi de 30 personnes (dont 10 femmes) toute l’année. Pourquoi selon vous engageait-on des femmes à l’époque? Ça coutait moins cher et de plus pour les travaux minutieux c’était beaucoup mieux avec les mains délicates des femmes. Selon vous de quoi est fait le papier de cette industrie? Le papier est produit à partir de paille, de lin, d’écorce et de chiffon. La production ne ralentit pas, même à la mort de William Reid en 1880. La veuve de ce dernier vend ses parts à James qui devient le propriétaire unique. Finalement, c’est ce moulin qui sera incendié le 1er aout 1900. Après ces explications sur la période plus industrielle, je vous propose de remonter encore un peu plus dans le temps avec la période des moulins à grain.

La centrale d’hydroélectricité

Vous voyez le tuyau qui est derrière vous? Savez-vous à quoi il servait? En fait, ce tuyau et le mur de pierre que vous avez aperçu plus tôt dans la visite sont les ruines d’un ancien barrage électrique. Nous détenons peu d’informations sur celle-ci, cependant, nous sommes certains de son existence. Voici une photo qui nous illustre la centrale. Il y a 4 éléments à retenir : le barrage hydroélectrique, le tuyau (dans le mur qu’il reste, on peut y voir un trou qui laissait place au tuyau), on croit que le bâtiment où se trouvait la turbine (dynamo) était situé à l’endroit de l’ancien moulin à scie (à côté du moulin des Jésuites) et finalement les fils électriques. Nous savons que le premier exploitant est la « Compagnie Hydraulique et Électrique de Jeune-Lorette » (CHÉJL) qui devait fournir de l’électricité à toute la paroisse de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. Selon vous qui avaient le droit à l’électricité? Oui, il y a les riches gens, mais aussi l’église. Je vais vous raconter deux petites anecdotes concernant la centrale hydroélectrique. La première : Lors d’un soir, l’église a allumé toutes ses lumières ce qui a plongé tout le reste de la paroisse dans l’obscurité. Cette anecdote nous prouve que la production de l’électricité était très faible. Avant de partager ma seconde anecdote, selon vous est-ce que la rivière est encore très poissonneuse? Oui elle l’est, cependant certaines espèces ont disparu dont le saumon. Cette disparition s’explique comme suit : la ville de Québec qui avait déjà installé sur la rivière deux tuyaux de canalisation en partance du lac Saint-Charles pour assurer l’approvisionnement en eau potable des habitants de la ville décide, en 1911, de construire un troisième tuyau. Le tuyau, d’un diamètre de 40 pouces, entre en service en 1914, alors même qu’une sècheresse frappe la région. Cette demande trop importante cause un assèchement complet de la rivière qui entraine la fermeture de plusieurs industries, mais également la disparition du saumon de la rivière. Mais, pourquoi le saumon n’est-il pas revenu l’année suivante? En fait, le saumon pond ses œufs au même endroit chaque année et comme il n’a pas pu le faire pendant cette année de sècheresse, il a trouvé un autre endroit et n’est jamais revenu.

Après toutes ces indications, demandez aux gens s’ils voient une grotte sous la chute; et leur mentionner qu’ils auront leur réponse en haut des escaliers. Avant de quitter définitivement le site des moulins, faire observer l’immense tuyau de la centrale hydroélectrique.

F – LES BANCS DE MÉTAL

Je vais vous raconter la légende de la grotte diabolique. Il y a longtemps, un jour après avoir eu le plus bel été qui n’avait pas été vu depuis des décennies, le chef du village amérindien accorda la main de sa fille au plus valeureux guerrier que les Hurons n’avaient jamais eu. Le père déclencha la plus grande fête de son époque, car les deux amoureux le méritaient bien! Les alliés amérindiens vinrent de très loin pour cette fête. Une fois les festivités commencées, la musique et les danses ne cessèrent pas pendant près de trois jours. On entendait les chants à des miles à la ronde, la terre vibrait au son des tambours tellement que les morts auraient pu revenir à la vie! À la troisième soirée des festivités, tout le monde était rassemblé autour d’un grand feu et un bel et grand homme dans des vêtements d’apparat apparu et demanda à la fille du grand chef de danser. L’homme était un danseur hors pair, c’est pour cela qu’ils dansèrent pendant toute la nuit et à l’aube l’homme commença à s’agiter. Il demanda à la fille de le suivre, ils allèrent donc près de la chute pour discuter. L’homme déclara ses sentiments et lui demanda de le suivre, d’abandonner son haut statut pour vivre avec lui. La future mariée n’accepta pas son invitation, car elle voulait rester fidèle à ses engagements et honorer son père. L’homme perdit subitement ses belles apparences et l’Amérindienne découvrit finalement la vraie nature de cet inconnu. Son âme était aussi noire que l’enfer, son souffle était aussi glacé que les hivers canadiens, son regard reflétait la désolation, la peur, la tristesse que les yeux avaient vues par le passé. L’atmosphère devient lourde, froide et puante, la puanteur de la mort. Les yeux enflammés se posèrent sur la jeune femme et le malin déclara : « Si MOI je ne peux pas t’avoir, personne ne t’aura… ». Sur ces paroles, le diable poussa la fille dans la chute, mais celle-ci tomba sur un palier de roche et survécut. Le démon la vit et il alla la rejoindre. Il la poussa dans la grotte et l’enferma en plaçant une énorme roche devant l’entrée où sa main s’imprima. Quelques jours plus tard, le village trouva le plus fort de leur guerrier mort, il s’était suicidé, car la perte de sa future épouse l’avait empli de tristesse.

Et maintenant vous voulez savoir c’est avec quoi que l’on faisait de la limonade rose à l’époque? Alors, suivez-moi et essayer de deviner c’est avec quel fruit. Il va être caché au-dessus de nos têtes.

G– LE MILIEU DE LA CLÔTURE SUR LE CHEMIN DE GRAVELLE VERS LE DEUXIÈME ESCALIER

Le premier arrêt de cette partie « flore » de la visite se fait juste à côté du sumac vinaigrier.

 

Nous abordons maintenant la partie plus « écologique » de la visite. Je vous parlerai donc de différentes essences florales et arboricoles et si nous apercevons des animaux et des insectes dans le parc. C’est également durant cette partie de la visite que nous allons compléter la section géologique avec la présentation des différents fossiles.

Le sumac vinaigrier

Pour commencer, vous pouvez voir, sur votre droite, le sumac vinaigrier, arbre avec les « cocottes » roses. Arbuste « importé » de régions tropicales, il fleurit pendant une période très longue, jusqu’aux premières gelées. De plus, le début de sa floraison (mi-juin) inaugure la grande miellée (la miellée est la période de l’année où les insectes butineurs font l’essentiel de leurs récoltes et commencent à produire le miel de l’année en cours. Cette période de l’année est la plus intéressante, mais également la plus active, des apiculteurs). Ses poils acides de couleur rose entraient autrefois dans la préparation de la limonade rose.

Invitez maintenant les gens à vous suivre et commencez la descente du second escalier. Pour se rendre au second escalier, regardez vers la gauche quand vous faites face au premier escalier et vous verrez, entre la végétation et la clôture en métal, un petit chemin. Suivez-le et vous arriverez, après quelques mètres, au deuxième escalier. Durant votre descente, sur la gauche, profitez-en pour faire une pause et parler des trilles rouges (mai) ou des myosotis (juin-juillet).

H – L’ANCIENNE AIRE DE REPOS

Les feuillus et les conifères (en tout temps dans l’année)

Vous remarquez que nous sommes encore passablement entourés de feuillus (érables) d’assez bonne taille. Mais plus nous descendons près de la rivière, plus les feuillus, dont la taille diminuera, font place aux conifères. En effet, les feuillus, aux racines profondes, préfèrent le sol du haut de la falaise (plus de place, moins de dépôts minéraux de la rivière) tandis que les conifères, aux racines rampantes, préfèrent le bas.

Trilles rouges (mai)

Situé : Dans le sous-bois, surtout dans la première portion du 2e escalier. Apparence : On la reconnait aisément à ses trois grandes feuilles, d'où le nom de « trille ». L'odeur fétide qui se dégage de la fleur rouge foncé attire les mouches à viande, ce qui en assure la fécondation. Elle met de 5 à 7 ans avant d'arriver à maturité et de produire des fleurs et des fruits. Sa floraison est printanière. Elle aime les endroits frais et les zones de forêts de feuillus. Sa tige mesure de 20 à 40 cm de long et elle est robuste. Médecine : On l'utilise surtout contre les boutons du visage, les saignements de nez et les ulcérations de la peau.

Myosotis (juin-juillet)

Situé : Un peu partout dans le sous-bois, particulièrement le long du 2e escalier. Historique : Dans le langage symbolique des fleurs, le myosotis symbolise la fidélité et la constance, qualités illustrées dans un grand nombre de noms populaires, en plusieurs langues, dont « Ne m'oubliez pas » et « Plus-je-te-vois-plus-je-t’aime » en français. Le nom populaire s’expliquerait par une légende chrétienne. Le Créateur se promenant dans le jardin d’Éden et donnant un nom à chaque fleur se fit demander par une petite plante quel nom il lui avait donné. Comme il l’avait oublié, il la nomma « ne m’oublie pas ». Elle est donc devenue le symbole du souvenir et de l’amour fidèle. Le mot « myosotis » signifie en fait « oreille de souris » et fait référence à la forme et à la pubescence de ses feuilles. Apparence : Il s’agit d’une plante velue pouvant atteindre 45 cm. Elle possède des feuilles alternes, allongées et sans dent à bout arrondi. Les minuscules fleurs, ayant 5 pétales, sont bleues ou blanches, à centre jaune. Certaines espèces fleurissent au printemps, d’autres en été. On les rencontre souvent dans les lieux humides, soit en forêt, le long des rivières et des fossés, mais également en terrains plus secs.

L'orme

 

Je voudrais vous glisser un mot sur l’arbre que nous voyons à nos côtés. C’est un orme d’Amérique. La particularité de cet arbre réside dans le fait que sa population est en constante diminution. En effet, l’orme est victime d’une maladie, la maladie hollandaise de l’orme, qui est transmise par deux insectes différents de la famille des scolytes, qui introduisent de petits champignons dans les « veines » de l’arbre. La maladie bloque ses « veines » dans lesquelles circule la sève, faisant ainsi en sorte que l’arbre s’assèche progressivement jusqu’à mourir. Comme les remèdes connus sont couteux et d’une efficacité limitée, et que la maladie est très agressive, souvent, la seule solution est de couper et bruler l’arbre dès les premiers symptômes pour ne pas contaminer tous les individus d’une région.

I – LE BLOC ERRATIQUE

La valse des continents

Si l’on regarde une carte géographique actuelle, nous pouvons remarquer que les continents s’emboitent les uns dans les autres et si nous allons sur le terrain, le type de roches et de fossiles sera le même sur les continents. En 4 milliards d’années d’existence, la géographie terrestre se modifia énormément par l’action des plaques tectoniques. Selon les estimations, le Québec passa plusieurs fois sous l’équateur avant de prendre sa place actuelle. La séparation des masses continentales donna naissance à différentes étendues d’eau comme l’océan Iapetus.

L’océan Iapetus

L’océan proto atlantique est l’autre nom donné par les scientifiques à l’océan Iapetus, car celui-ci serait l’océan qu’il y avait avant celui que l’on connait de nos jours, mais ne serait en rien son ancêtre, puisque Iapetus s’est refermé il y a de cela quelque 400 millions d’années. Il commença à se former il y a environ 600 millions d’années (fin Précambrien) après la division de plusieurs gros continents comme le continent Laurentia, le continent Baltica et le continent Sibéria. Des millions d’années passent et l’océan grandi de plus en plus pour atteindre, il y a 510 millions d’années (à la fin du Cambrien), sont extension maximale. Au début du Silurien, il y a 430 millions d’années, les plaques tectoniques continuent de bouger et les continents se rapprochent, l’océan Iapetus, emprisonné entre ces deux masses continentales, rétrécies. Il y a 410 millions d’années (fin du Silurien), Iapetus n’est plus que le vestige d’un océan jadis énorme qui, à cette époque, se referme de plus en plus pour éventuellement ne plus exister.  De fait, il y a 250 millions d’années (fin du Permien) tous les continents ne forment plus qu’un seul : le méga continent Pangée.

La présence de l’eau dans la région de Québec

À l’ère glaciaire, il y a environ un million d’années, la terre se refroidit et le continent nord-américain se recouvre de glace. La calotte glaciaire mesure alors environ 3 km de profondeur. Puis, les glaces se retirent. En se retirant, les glaces ont arraché des morceaux de roches aux parois qui étaient là. Ce qui créa les blocs erratiques comme l’on peut voir près de nous sur notre droite il a été transporté il y a des milliers d’années.  Une fois tous les glaciers retirent que s’est-il passé selon vous? Que fait la glace lorsqu’elle fonde? La nouvelle étendue d’eau créa est la mer de Champlain. À son tour, la mer de Champlain disparait ce qui entraine la naissance du fleuve Saint-Laurent et des rivières telle la rivière Saint-Charles.

Par contre, les deux blocs erratiques de trouvant derrière moi sont spéciales (le gros, et celui se trouvant sous l’arbre). Leur origine s’explique grâce à ma dernière légende d’aujourd’hui. Elle va comme suit :

Il y a bien longtemps, vivait un esprit de feu dans les environs où nous sommes. Celui-ci avait une apparence humaine sous forme de feu. Il semait la peur auprès de chaque foyer de Wendake. Tous étaient sur le qui-vive, car les habitants ne savaient jamais à la nuit tombée si leur maison allait succomber aux flammes de cet esprit malsain. Parmi les plus braves guerriers, tous, un à un, allaient affronter ce génie du mal. Il était impossible de s’approcher de cet être, car celui-ci dégageait de son corps une chaleur si intense que les guerriers ne pouvaient s’en approcher sans se bruler. Le grand chamane, en observant cet esprit qui se promenait dans son village, décida qu’il était temps d’agir. Il prit la décision de vaincre l’esprit de feu. À la nuit tombée, le grand chamane parti à la rencontre de l’esprit. Soudainement, une odeur de cendre parvient au chamane. Il savait que le génie du mal était passé par là. Au fur et à mesure qu’il continuait son chemin, une chaleur se fit ressentir. Il était près de sa quête. En pleine nuit, le face à face se fit entre le grand chamane et le démon rouge. Le combat dura trois jours et trois nuits. Incantations et sortilèges ne venaient pas à bout de le vaincre. Il ne restait plus qu’une solution : demander l’aide de l’esprit du grand serpent se trouvant dans la rivière. À un moment inattendu, le grand chamane lança un sortilège d’eau qui éteignit l’esprit et le transforma en pierre. Sous la grande force de ce jet d’eau, un morceau de roche représentant sa tête se détacha de l’esprit et roula quelques mètres plus loin. Afin que l’esprit ne retrouve pas la vie, le chamane se plaça sur la tête et fit une incantation. Il se transforma en thuya afin d’enraciner la tête du démon. Ainsi, ses racines se plantèrent profondément dans le sol et la tête demeurait sous l’emprise de ses puissantes racines.

J – LE DERNIER BELVÉDAIRE

Continuez votre route jusqu’au bas du sentier. Avant d’arriver au bout, une brève halte serait intéressante près de la fleur nommée l’impatiente du Cap (fin aout, septembre). Elle est située à gauche, juste après les quatre marches de bois qui suivent la fin du long escalier de terre.

L’impatiente du Cap

Nous arrêtons ici pour vous parler de l’impatiente du Cap. Cette petite plante qui fleurit à l’automne est particulière. Elle tolère les endroits humides et ombragés. Sa particularité réside dans le fait que si l’on pince légèrement son fruit à la base (une capsule verte et allongée) il éclate laissant échapper des graines. On sait que cette plante était utilisée pour soigner les affections mineures de l’herbe à puce. De plus, elle produit un fongicide efficace contre le pied d’athlète.

K – LE FOND DU CANYON

La falaise

Nous prendrons quelques minutes ici pour parler de la falaise. En fait, la rivière         Saint-Charles, à cette hauteur, se trouve au fond d’un canyon dont la paroi la plus élevée mesure 42 mètres. Cette paroi est formée de calcaire, similaire à celui observé plus tôt. Ce calcaire est une roche sédimentaire, résultant de l’accumulation de résidus qui, une fois compactés par la pression d’un plan d’eau, forment des roches solides et très fossilifères (présence de fossiles). L’eau est un des principaux facteurs d’érosion du calcaire du parc. Dans un laps de temps d’environ 12 000 ans, elle a érodé la paroi du canyon pour lui donner une hauteur de 42 mètres. Il se fait une érosion d’environ 3,33 millimètres par année. On remarque également que les strates ne sont pas horizontales. Le canyon nous permet également de réaliser que ce plissement de terrain se poursuit sur une distance assez longue. En fait, cette minifaille continentale débute dans la région de Charlesbourg/Beauport, plus exactement à la chute Montmorency, et se termine à Neuville.

La roche sédimentaire

Comme je l’ai expliqué plus tôt la formation de cette roche résulte du dépôt puis de la consolidation de sédiments d'origines diverses. Ces roches sont souvent le résultat de l'accumulation de sédiments en suspension dans l'eau. On peut la remarquer par ces caractéristiques telles que : visuellement, ces roches soient composées de grains ou de cristaux de tailles diverses retenus ensemble par un ciment. Les roches sédimentaires se classifient en fonction de la grosseur des grains qui les composent. Les roches sédimentaires ont tendance à se former en strates. Elles sont très fossilifères (les calcaires). Les cavernes, les marmites ainsi que les canyons sont des éléments susceptibles d'être rencontrés dans les roches sédimentaires.

Les fossiles

Dans ces roches sédimentaires, il est possible de trouver de nombreux fossiles. En fait, plusieurs fossiles d’animaux marins ont été trouvés ici près de la chute au fil des années.  Ils ont vécu dans la période de l’Ordovicien (de l’ère paléozoïque), il y a plus de 450 millions d’années.  

Les berges de la rivière Saint-Charles recèlent plusieurs sortes ou grandes familles de fossiles. Les paléontologues les appellent des embranchements. Les spécimens de fossiles que l’on retrouve le plus abondamment sur le site viennent des embranchements suivants : les trilobites, les céphalopodes enroulés, les céphalopodes allongés, bivalves et les bryozoaires.

Les trilobites sont les fossiles les plus nombreux sur le site. Leur nom vient du fait que leur corps est composé de trois lobes : un rachis médian et deux plèvres latérales. Leur corps est de plus divisé en trois segments : la tête (céphalon), le thorax et la queue (pygidium).

Les céphalopodes sont des mollusques carnivores. Les espèces actuelles de céphalopodes incluent le calmar et la pieuvre. Les fossiles du site montrent que ces animaux avaient autrefois une coquille externe droite ou enroulée, ainsi qu’une tête munie de tentacules.

Les bivalves ont de nos jours la forme actuelle de ces coquillages sont les huitres, les moules ou les palourdes.

Les bryozoaires vivaient autrefois comme les coraux, c’est-à-dire qu’ils s’installaient en colonie et construisaient de petits édifices qui servaient à abriter chaque individu. Les bryozoaires sont des animaux des mers chaudes et peu profondes ce qui suggère qu’au moment de leur installation sur le site, le Québec se situait près de l’Équateur.

Le thuya occidental

En continuant, nous allons également voir le thuya occidental qui est communément appelé « cèdre ». Cela est une erreur, puisque le cèdre est un arbre tropical fort différent, que l’on retrouve dans les forêts des pays chauds comme au Liban (on peut apercevoir un cèdre sur le drapeau du Liban). Le thuya est un des conifères les plus répandus dans le parc. Comme la plupart des conifères, il reste vert tout l’hiver. Son habitat typique est le sol calcaire, mais on le rencontre aussi en terrain humide et marécageux. Il peut atteindre 14 à 17 mètres de hauteur et 60 cm à 1 mètre de diamètre. Les pousses les plus vertes sont comestibles et s’avèrent être une excellente source de vitamine C (anecdote de Jacques Cartier).

L’if du Canada

Un peu plus loin, à notre droite, on retrouve l’if du Canada, connu aussi sous le nom de « buis ». Il s’agit d’un arbuste à rameaux couchés mesurant environ 1 mètre de hauteur. C’est un joli conifère dont les branches semblent sortir du sol. Il produit des « baies » qui deviennent rouges à maturité; on les nomme arilles. Elles sont toxiques, donc très dangereuses.

La pruche de l’Est

Finalement, nous savons que nous pouvons trouver de la pruche de l’Est sur le terrain. Le  plus grand conifère au Québec, ses aiguilles sont plus petites que celles du sapin. À maturité, la pruche est un arbre qui fend au vent et qui a tendance à craquer. La pruche est un arbre gracieux à feuillage doux, en dentelle. Sa cime est tombante.

L - MOT DE FIN

Vous terminez ici et vous dirigez le groupe vers le Centre d’interprétation. Si des visiteurs veulent vous quitter avant de revenir au Centre, vous pouvez faire les remerciements et la conclusion de la visite sur le terrain des moulins à papier.

Nous vous remercions de votre visite au parc de la Falaise et à la chute Kabir Kouba. J’espère avoir été en mesure de répondre à toutes vos questions. Je vous invite à venir visiter le Centre d’interprétation (si ce n’est déjà fait) et à remplir une fiche de commentaires que vous pourrez déposer dans la boite à cet effet. Comme souvenir de votre visite ou pour plus de détails sur le parc de la chute, des livrets informatifs et autres menus objets sont en vente au Centre d’interprétation. Je vous souhaite une bonne fin de journée et de séjour à Loretteville / au Québec.

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