Kabir Kouba à la lanterne

 

A – PERSONNAGES

Personnages : (de préférence le faire à 4 guides, mais peu se faire à 6 guides)

  • Jésuite ou augustine (c’est le personnage qui principale qui suit le groupe et le dirige) au centre d’interprétation

  • Amérindien(ne) à la Place de la Nation

  • Paysanne (canadienne-française) au moulin à farine

  • Scientifique au bloc erratique

  • Riche bourgeoise (facultatif) au canyon

A – CE DONT LES PERSONNAGES DOIVENT PARLER

Paysanne :

  • Création de la seigneurie de Saint-Gabriel

  • Le régime seigneurial

  • Le moulin à farine construit en 1732 et l'endroit où les gens devaient se rendre pour aller moudre le grain avant qu'il ne soit construit.

  • Légende du serpent

Amérindienne :

  • Histoire des Wendats

  • Matrilinéaire,

  • Confédération huronne,

  • Guerre,

  • Maladie,

  • 1649, 1673, 1697,

  • Ancienne Lorette,

  • Jeune Lorette

  • Mythe d'Aataentsic  

  • Légende de la grotte et du diable

  • Légende du bloc erratique

Scientifique :

  • Géologie (Formations géologiques, glaciation, formation de la chute, bloc erratique)

  • Fossiles (parler de leur présence, de leur formation)

  • Flore (Thuya)

Jésuite ou augustine :

  • Histoire des Jésuites (création, mission, fin...)

  • Leur utilité dans la colonisation et dans l'évangélisation des Amérindiens

  • Le côté religieux de Loretteville (églises)

  • Il fait beaucoup d'interaction avec les autres personnages. Il ramène souvent à l'aspect mystique catholique des choses.

Riche bourgesoire (facultatif) :

  • Le train

  • Loretteville en proximité avec la nature

  • Attirance pour les Amérindiens

  • Villégiature = seconde résidences et tourisme

  • Soldat britannique

  • Artistes en particulier Cornelius Krieghoff

C – DÉROULEMENT DE LA VISITE

Les visiteurs sont accueillis par le jésuite qui servira de guide pour toute la visite. Au fil des stations, ils rencontreront de nouveaux personnages. Ceux-ci, après avoir donné leurs informations, suivront le groupe pour la suite du parcours. Donc, de plus en plus de personnages suivront les visiteurs ce qui occasionnera des dialogues.

D- MONOLOGUE DU « VIEUX » JÉSUITE  

Comment ?! Vous ne me saluez pas ?!?

Je suis pourtant le seigneur de ces terres ! En effet, je suis bien le père Chaumonot, propriétaire de la seigneurie St-Gabriel dont vous foulez le sol sans même m’en avoir demandé l’autorisation. J’ai effectivement reçu ce territoire en 1667 grâce à mon ami Robert Giffard qui lui, reçu ce territoire en 1647 de la part d’un ami commun, qui est plutôt hors du commun : un dénommé XIII, Louis de son prénom. Le roi de France voulait en conséquence nous céder ce lieu afin que nous développions la Nouvelle-France, ce qui dans un certain sens, tombait sous le sens. Enfin, je pense…Bon. Revenons à nos Hurons…

Ma personne et mes compagnons (les Jésuites), nous améliorions l’évangélisation auprès des « sauvageons » que sont les Hurons. Ceux-ci avaient été pratiquement décimés par les Iroquois, comme vous le savez tous…enfin, j’espère. Ces pauvres hurons que j’avais décidé d’installer sur mes terres et plus précisément : à Lorette. Je sens que vous mourrez d’envie de savoir pourquoi Lorette. Ha bah, si nous n’êtes pas plus motivés que cela, je vais vous laissez…

Bon, si vous insistez, je vais donc vous expliquer l’origine de ce nom que j’ai désigné. Il s’agit d’une vierge qui m’a sauvé d’une maladie incurable. J’ai donc voulu honorer cette vierge en nommant le terrain sur lequel j’ai installé les Hurons : Lorette. Ville, qui comme chacun le sait se trouve en…

Italie, bien sûr!!! Mais qui sont ces personnes portant des lanternes, mais qui me paraissent peu éclairées!

Bref, les Hurons ne vécurent que peu de temps à Lorette puisqu’il fallut les déplacer dans un nouveau village qui s’appela logiquement Jeune Lorette. L’ancien village se nomma donc…

  • Ha! Enfin une personne lumineuse!!

  • Ma première impression était la bonne : il va falloir vous éclairer! L’ANCIENNE LORETTE!

 

Une fois les Hurons installés sur leur terrain définitif, ces derniers voulurent plus de terres et cela provoqua des histoires, chamailleries entre eux et les Colons français. À tel point que ce brouhaha réveilla le célèbre Grand Serpent que vous connaissez tous, j’en suis certain…Comment? vous ignorez l’existence du serpent géant?! Mais vous n’avez donc jamais étudié?!? Vivez-vous dans une caverne pour être si peu éclairés?!?

D- L'AUGUSTINE FRANÇOISE

 

  • seigneur de la seigneurie Saint-Ignace donnée par Robert Giffard, conseiller et médecin du roi Louis XIII seigneur de la seigneurie de Beauport. C’est en 1652 l’ouverture de la seigneurie et qu’elle sera baptisée Saint-Ignace. Les Augustines aussi nommées Sœurs Hospitalières gèrent l’Hôtel-Dieu de Québec qui aide les démunis principalement.

  •  Les augustines sont des religieuses ayant beaucoup de compassion, leur but premier est de soigner les malades et d’aider les démunis. Les Augustines trouvent les Jésuites un peu zélés, il existe entre ces deux communautés une dualité homme-femme. Ce sont des femmes ayant une foi inébranlable, mais elles sont également indulgentes face aux colons ou Amérindiens plus laïques. Elles ne repoussent personne, elles tentent d’aider tout le monde. Les augustines sont calmes et posées.

  • 1639 (1er aout) Trois soeurs augustines de la Miséricorde-de-Jésus, Marie Guenet, mère de Saint-Ignace, Anne Le Cointre, mère de Saint-Bernard, et Marie Forestier, mère de Saint-Bonaventure, arrivent à Québec à bord du Saint-Joseph en provenance de Dieppe (France) pour fonder l'Hôtel-Dieu de Québec. On doute que le nom de Saint-Ignace fût attribué à la seigneurie en raison de Marie Guenet mère de Saint-Ignace, mais on ne peut le certifier.

  • Les augustines ont fondé et géré l’Hôtel-Dieu qui est un hôpital qui soigne les colons et les Amérindiens. Elles ont également géré l’hôpital général de Québec fondé en 1692 par Monseigneur Saint-Vallier. Cet hôpital porte assistance aux démunis, aux pauvres, aux vieillards sans famille et un peu aux malades.

  • L’Hôtel-Dieu, premier hôpital en Nouvelle-France et un des premiers en Amérique, fut fondé en 1639 par la duchesse d'Aiguillon pour traiter les Indiens près de la colonie de Québec. Au mois d'aout 1639, les trois premières religieuses de l'ordre des Religieuses hospitalières arrivèrent dans la colonie, toutes ses religieuses viennent du couvent de Dieppe (France), qui existait avant 1285, peut-être même depuis 1155. ElIes y fondèrent un hôpital près de SILLERY pour soigner les Indiens luttant contre une épidémie de variole. En 1644, à cause des guerres iroquoises qui menaçaient sa sécurité, on déménagea I'hôpital à Québec, rue de Palais, sur 1er site qu'iI occupe encore aujourd'hui. Il est affilié à l'Université Laval de Québec. Du premier hôpital, seules les fondations persistent et la plus ancienne partie des bâtiments actuels datent de 1696.

  • En 1986, la communauté compte 515 religieuses, en 1996, 350 religieuses puis, en 2006, la communauté compte 49 religieuses dont l’âge moyen est de 80 ans.

  • C’est en 1695 qu’elles font construire le moulin à farine de la seigneurie Saint-Ignace par Jean Le Rouge et par le fait même elles amènent les colons de la seigneurie Saint-Gabriel à moudre leur grain chez eux, puisqu’à cette époque les habitants de Saint-Gabriel n’avaient pas de moulin à farine.

E- VISITE

  • Départ :

  1. Prière afin de bénir les visiteurs

  2. Raconte l’histoire des Augustines, leur arrivée en Nouvelle-France (1639)

 

  • Premier belvédère :

  1. Observation de la chute, parler de ses caractéristiques telles que son nom, sa hauteur.

  2. Montrer les ruines du moulin à farine des jésuites

  3. Parler des deux types de roches qui selon les scientifiques sont là depuis 1 milliard d’années, mais l’augustine en doute, car selon la bible la Terre existe depuis 6000 ans.

 

  • Panneaux :

  1. Montrer le trilobite en disant que c’est un artifice du diable, mais ne pas trop en parler, car le géologue le fait plus tard.

  2. Montrer la sanguinaire et dire que les Amérindiens l’utilisaient pour se peindre le visage, barbare.

  3. Autrefois on nommait les Amérindiens sauvages (pas péjoratif) ou peaux rouges cela pouvait faire référence au démon.

 

  • Place de la nation :

  1. Laisser l’amérindien parler cependant lorsqu’il entame son histoire de création, le réfuter en lui disant que ce n’est pas ça qu’il apprend en catéchèse.

  2. Donner des exemples avec la Bible.

 

  • Second et troisième belvédère :

  1. Parler à la paysanne en lui disant que nous les sœurs hospitalières nous ennuyons des habitants de la seigneurie Saint-Gabriel, car autrefois ils venaient souvent nous voir pour moudre leur grain dans notre moulin.

  2. Nous sommes des bons seigneurs puisque nous fournissions notre moulin à tous.

  3. C’est notre devoir d’occuper les censitaires en construisant un moulin banal comparativement aux Jésuites qui ne l’ont fait que 61 ans plus tard.

  • Banc de métal :

  1. Lors de la légende de la grotte, l’augustine doit dire qu’il faut faire attention au démon.

  2. Dans les légendes canadiennes-françaises lorsqu’on parle de danses et de fêtes il s’agit un appel au démon puisque beaucoup de péchés sont commis telles la luxure, la gourmandise et l’envie.

 

  • Aire de repos :

  1. Lorsque le géologue parle de fossiles, dire que ce sont des créatures du diable, ce sont des artifices pour détourner les fidèles de la vérité.

  2. Montrer la bible.

 

  • Bloc erratique :

  1. À chaque fois que le géologue parle dire que ce sont les scientifiques qui croient cela. Ce ne sont pas des mensonges, car cela est pécher, mais on leur donne le bénéfice du doute.

  2. Dire que tout est impossible, car la Terre existe seulement depuis 6000 ans.

  3. Lors de la légende du bloc erratique mentionné que l’être de feu est Satan et que cela ne fait que l’appeler.

F- AMÉRINDIENNE

Kwe kwe ataro (bienvenue ami), Onenh (Au revoir), Hen (oui), Jawenh (merci)

  • Fresque : deux parties, celle de gauche représente le rôle des hommes et celle de droite représente le rôle des femmes (société matriarcale, très différente de celle des français). Quatre animaux emblématiques, dont la tortue, le loup, l’ours et le chevreuil.

  • Mythe d’Aataentsic : Il y a très longtemps, la Nation huronne-wendat vivait dans les cieux et sur Terre il n’y avait qu’une grande mer. Un jour, Aataentsic, la fille du chef de la Nation huronne-wendat, tomba gravement malade. «Le seul remède pour la sauver est de recueillir le fruit du Grand Arbre ainsi que sa terre » dit l’homme médecine. Ensuite, Aataentsic se rendit au Grand Arbre et commença à creuser autour de ce dernier afin de récolter la terre. Malheureusement, la jeune amérindienne creusa trop profondément et cela fit un trou dans les cieux, donc Grand Arbre et Aataentsic tombèrent à la mer. Cependant, la jeune Wendat fut sauvée par les oies qui la recueillèrent sur leurs grandes ailes. C’est à ce moment que Grande Tortue émergea de l’eau et dit aux oies de la déposer sur son dos. Bien qu’Aataentsic ne tomba pas à la mer, elle était toujours malade et elle devait absolument manger le fruit et récolter la terre de cet arbre. Alors, après que la loutre, le rat musqué et le castor eurent essayé vainement de plonger tout au fond de la mer pour cueillir le fruit et la terre de Grand Arbre, Grand-mère Crapaud réussit après y avoir presque laissé son dernier souffle à déposer le fruit et quelques grains de terre sur la carapace de la Grande Tortue. Finalement, Aataentsic mangea le fruit et fut guérie puis, avec les quelques grains de terre, elle les étendit sur le dos de Grande Tortue et l’animal devint une ile. Ainsi fut donc créée la Terre comme nous la connaissons aujourd'hui.

Histoire wendat

  • Société matrilinéaire : lignée de la femme, l'enfant fait partie du clan de sa mère et non de son père, pilier du clan, élisent les chefs, lorsqu’il se marie l’homme vient habiter chez la femme.

  • Confédération huronne : rassemblement de 5 tribus de langue iroquoienne : peuple de l’ours, de la corde, du rocher, du daim et des marais

  • Guerre : Confédération iroquoise contre la confédération huronne en raison des territoires et principalement du commerce de fourrures. Hurons sont alliés des Français et les Iroquois des Hollandais. Hollandais ont donné des armes aux Iroquois afin qu’ils exterminent les Hurons pour prendre le commerce.

  • Maladie : français ont apporté les maladies dans les années 1634 à 1640 grandes causes de mortalité pour les Hurons dont la variole en 1639.

  • 1649 : Les Hurons se sont fait chasser par les Iroquois de la Baie Géorgienne, Huronie

  • 1673 : Arrivée des Hurons à L'Ancienne-Lorette conduit par le père Chaumonot. C’est le père Chaumonot qui a donné le nom de Loretteville. Lors d’un séjour en Italie à Loreto, il est tombé malade et il a prié la vierge Marie afin qu’elle le guérisse et il guérit et nomme la région Loretteville en l’honneur de la ville Loreto est la vierge Marie.

  • 1697 : Arrivée des Hurons à la Jeune-Lorette, nom actuel Wendake, c’est pourquoi le nom de l’Acienne-Lorette

  • Population : de 25 000 à 40 000 au départ puis en raison des guerres, des maladies ils sont passés à 1000 puis en raison des dispersions des peuples, environ 100 sont arrivées au Québec. Aujourd’hui, ils sont 1300 dans la réserve et 1700 en dehors donc environ 3000. Au moment de la défaite et de la dispersion d'Huronia par les Iroquois (1649-1650), quelque 500 Hurons deviennent catholiques et quittent la baie Georgienne pour trouver refuge près des Français, dans la région qui est maintenant la ville de Québec. Certains retournent sur l'ile d'Orléans (1650-1656) et, en 1697, d'autres s'installent dans le nord du Québec, à Jeune-Lorette (Wendake), aussi appelée Village-des-Hurons. Beaucoup de Hurons se joignent aux Iroquois, et d'autres fuient vers l'ouest avec les survivants pétuns et vivant dans ce qui est maintenant la réserve Wyandot, dans l'État d'Oklahoma.

 

Au banc de métal

  • Légende de la grotte : Il y a longtemps, la rivière et la chute étaient bien plus qu’une frontière séparant le territoire, c’était également une frontière pour les mœurs et les traditions. Les anciens Canadiens qui voyaient souvent les fêtes et les danses amérindiennes prétendaient qu’un jour ce spectacle païen allait attirer le malin et apporter le malheur et la tristesse sur la région.  Un jour, après avoir eu le plus bel été jamais vu depuis des décennies, le chef du village amérindien accorda la main de sa fille au plus valeureux guerrier que les Hurons n’avaient jamais eu. Le père déclencha la plus grande fête de son époque, car les deux amoureux le méritaient bien! Les alliés amérindiens vinrent de très loin pour cette fête. Une fois les festivités commencées, la musique et les danses se succédèrent pendant près de trois jours. On entendait les chants qui résonnaient de très loin,  la terre vibrait au son des tambours tellement que les morts auraient pu revenir à la vie! À la troisième soirée des festivités, tout le monde était rassemblé autour d’un grand feu et un bel et grand homme dans des vêtements d’apparat apparu et demanda à la fille du grand chef de danser. L’homme était un danseur hors pair, c’est pour cela qu’ils dansèrent pendant toute la nuit et à l’aube l’homme commença à s’agiter. Il demanda à la fille de le suivre, ils allèrent donc près de la chute pour discuter. L’homme déclara ses sentiments et lui demanda de le suivre, d’abandonner son haut statut pour vivre avec lui. La future mariée n’accepta pas son invitation, car elle voulait rester fidèle à ses engagements et honorer son père. L’homme perdit subitement ses belles apparences et l’Amérindienne découvrit finalement la vraie nature de cet inconnu. Son âme était aussi noire que l’enfer, son souffle était aussi glacé que les hivers canadiens, son regard reflétait la désolation, la peur, la tristesse que les yeux avaient vues par le passé. L’atmosphère devient lourde, froide et puante comme la puanteur de la mort. Les yeux enflammés se posèrent sur la jeune femme et le malin déclara : «Si MOI je ne peux pas t’avoir, personne ne t’aura…». Sur ces paroles, le diable poussa la fille dans la chute, mais celle-ci tomba sur un palier de roche et survécut. Le démon la vit et il alla la rejoindre. Il la poussa dans la grotte et l’enferma en plaçant une énorme roche devant l’entrée où sa main s’imprima. Pendant des jours, le village chercha la fille du chef et jamais personne ne sut la vérité sauf un ancien Canadien qui observait de l’autre côté de la rivière et qui mourut ce soir-là en criant : « Je l’avais dit! » en parlant de l’apparition de Lucifer.

 

Au bloc erratique

  • Légende du bloc erratique : Il y a bien longtemps vivait un esprit de feu dans les environs où nous sommes. Celui-ci avait une apparence humaine sous forme de feu. Il semait la peur auprès de chaque foyer de Wendake. Tous étaient sur le qui-vive, car les habitants ne savaient jamais à la nuit tombée si leur maison allait succomber aux flammes de cet esprit malsain. Parmi les plus braves guerriers, tous, un à un, allaient affronter ce génie du mal. Il était impossible de s’approcher de cet être, car celui-ci dégageait de son corps une chaleur si intense que les guerriers ne pouvaient s’en approcher sans se bruler. À tour de rôle, Wendake vit ses valeureux hommes brulés sans avoir eu la chance de blesser ou toucher cet effroyable homme de feu. Le grand chamane en observant toute la terreur qui s’abattait dans son village décida qu’il était temps d’y mettre fin. Il prit la décision de vaincre l’esprit de feu. Peu importe les conséquences, il promit aux habitants de mettre fin à ces massacres. À la nuit tombée, le grand chamane parti à la rencontre de l’esprit. Soudainement, une odeur de cendre parvient au chamane. Il savait que le génie du mal était passé par là. Au fur et à mesure qu’il continuait son chemin, une chaleur se fit ressentir. Il était près de sa quête. En pleine nuit, le face à face se fit entre le grand chamane et le démon rouge. Le combat dura trois jours et trois nuits.  Incantations et sortilèges ne venaient pas à bout de le vaincre. Il ne restait plus qu’une solution : une pointe de flèche ensorcelée. À un moment inattendu, le grand chamane s’élança sur l’esprit de feu et trancha la tête de celui-ci avec son arme. La tête roula un peu plus loin du reste du corps. Après cette périlleuse bataille, le chamane se reposa sur la tête de l’esprit. Afin que l’esprit ne retrouve pas la vie, il fit une incantation. L’esprit de feu se transforma en roche et le chamane en thuya afin d’enraciner la tête du démon. Ainsi, ses racines se plantèrent profondément dans le sol et la tête demeurait sous l’emprise de ses puissantes racines.

 

G- LA PAYSANNE MARGUERITE BOURBEAULT

  • Bonsoir à vous bonnes gens, comment vous portez-vous mon révérend Père?

  • Laissez-moi me présenter à vous. Je suis Marguerite Bourbo, une jeune paysanne de cette merveilleuse seigneurie de St-Gabriel. Mais bien avant d’être une seigneurie, il y a eu bien du chemin.

  • Le roué de France, Louis 13, a confié le développement de la Nouvelle-France à quelques sociétés dont celle de la Compagnie de la Nouvelle-France. Cette société-là a été créée par le grand cardinal Richelieu, en 1627. Leur mission était d’envoyer 4 000 colons en 15 ans. Les colons étaient choisis parmi les bons Français catholiques. Par contre, ils n’ont pas tenu leur promesse et le 24 février 1663, la compagnie a cessé d’exister.

  • 16 ans plus tôt, au printemps, on a fait un découpage seigneurial des terres. Donc, c’est devenu des lopins de terre en rectangle sur le long des cours d’eau. La Compagnie de la Nouvelle-France concède une partie de ses terres à Robert Giffard. C’est un conseiller et un médecin du roué. En plus de cela, il est seigneur de Beauport.

  • Dans la même année, le 1er octobre 1647, Robert Giffard cède une partie de ses terres aux religieuses de l’Hôtel-Dieu en guide de cadeau pour sa fille Françoise. Cette partie de terre est baptisée Ste-Ignace.

  • 20 ans plus tard, le 2 novembre 1667, M. Giffard cède la totalité de ses terres aux révérends pères de la compagnie des Jésuites communément dits, les Jésuites.

  • C’est seulement en 1671 que la seigneurie est ouverte et que les colons commencent à habiter la nouvelle seigneurie.

  • Ceux qui dirigeaient la seigneurie sont les Jésuites. Dans toutes les seigneuries, les dirigeants ont des droits et des devoirs. L’un de leurs devoirs est de construire un moulin banal. Le moulin à farine n’a été construit qu’en 1732. Alors, nous devions marcher des kilomètres et des kilomètres pour aller moudre notre grain dans la seigneurie voisine, celle de Ste-Ignace. C’est seulement après 61 ans qu’ils se sont ouvert les yeux.

  • Merci. Contrairement à toutes les croyances, les Amérindiens et les Français se côtoyaient. D’ailleurs, je vais vous raconter une légende que j’ai entendue lors d’une soirée que j’ai passée avec eux.

H- GÉOLOGUE : PIERRE OU PIERRETTE LAROCHE

  • Bonsoir, je suis Pierrette Laroche. Je suis bien contente de voir qu’il y est des gens pour assister à ma grande découverte. J’étais sur le point de résoudre pourquoi il y a de la mousse qui pousse sur la roche.

  • Il est important que tout bon géologue puisse avoir d’excellentes notions de botaniques puisque les plantes témoignent de quel type de sol nous avons affaire.

  • Par exemple, observez au-dessus de vos têtes et dites-moi ce que vous y voyez. En fait, nous pouvons constater la présence de feuillus et de conifères pour témoigner de la qualité du sol. Les feuillus sont en haut, car ils ont besoin de beaucoup de terre pour enraciner profondément leurs racines. Tandis que plus bas, s’y trouvent les conifères puisque ceux-ci se rapprochent du canyon, il y a moins de terre. Aussi, les racines sont capables de frôler la surface de la terre. Donc, les racines serpentent de dessus du sol.

  • Laissez-moi vous montrer une autre découverte que j’ai faite tout à l’heure. Il y a la présence de fossiles dans Kabir Kouba (démonstration d’un fossile aux visiteurs) comme preuve que la Terre date plus que 6000 ans (plus de 4 milliards d’années en réalité)

  • très bien vous ne me croyez pas suivez moi. (Au bloc erratique) avant de partir pour le bloc erratique, déposer le fossile par terre en disant : Je vais laisser ce fossile ici mon oncle Roch Lapierre, paléontologue, va venir le chercher.

  • Voici mon autre preuve que la Terre date plus que 6000 ans : À l’ère glaciaire, il y a environ un million d’années, la terre se refroidit et le continent nord-américain se recouvre de glace. La calotte glaciaire mesure alors environ 3 km de profondeur. Puis, les glaces se retirent. En se retirant, les glaces ont arraché des morceaux de roches aux parois qui étaient là. Ce qui créa les blocs erratiques comme l’on peut voir près de nous sur notre droite. Il a été transporté il y a des milliers d’années. 

  • Avez-vous remarqué il y a un arbre sur l’une des roches. Cet arbre est un thuya occidental, au contraire des gens qui le nomment cèdre.  C’est grâce à la repousse de cet arbre qui contient beaucoup de vitamine C qui a servi à guérir les compagnons de Cartier atteint du scorbut.

  • (Après la légende de l’Amérindienne, guider les visiteurs vers la dernière preuve) Vous ne me croyez toujours pas! Et bien voici ma dernière preuve comme quoi la Terre date de plus que 6000 ans : le canyon, qui se creuse de 3,3 mm par année. En plus, le canyon est composé de roché sédimentaire. Ce qui veut dire que chaque couche que l’on voit est une strate. Elle représente la réaction chimique qu’il y a eu au cours d’une année.

I- RICHE BOURGEOISE : JANE BROWN

Avec un accent anglais et placer quelque mot anglais

  • Je suis Jane Brown, une riche bourgeoise. Savez-vous que les environs sont très prisés des bonnes gens?

  • C’est une oasis de paix qui nous est très accessible par le train.

  • De plus, Loretteville n’est pas trop loin des grandes villes tout en ayant une belle proximité avec la nature.

  • De plus, nous sommes près des Amérindiens, c’est très amusant de les voir.

  • La région est un endroit de villégiature de haute importance autant pour les secondes résidences que pour les touristes.

  • Aussi, savez-vous que lors du régime britannique, avant la Confédération canadienne, les soldats britanniques qui venaient ici devaient développer une seconde discipline qui était la peinture.

  • C’est pourquoi de nos jours nous pouvons admirer plusieurs œuvres. La chute est la muse de bien des artistes, dont mon grand ami Cornelius Krieghoff. Vous voyez sur cette toile, la dame qui est juste là c’est moi.

  • C’est amazing ici! Quand dites-vous l’Amérindienne (moment pour le serment sur la protection de la nature)

  • Facebook
  • Instagram
  • Twitter