Publié le

L’épineuse question des biens des Jésuites

Depuis leur arrivée en Nouvelle-France, les Jésuites ont vu leurs possessions foncières s’accroître, notamment par des concessions de plusieurs seigneuries, dont celle de Saint-Gabriel. On affirme même que leurs propriétés formaient, sous le régime français, le plus grand ensemble de terres exploitées de toute la colonie (Alain Laberge, Portraits de campagnes. La formation du monde rural laurentien au XVIIIe siècle, Québec, Presses de l’Université Laval, 2011, p. 77-78.). Ce patrimoine, surtout après la Conquête de 1759, soulève plusieurs questions d’ordre juridique. Grâce aux écrits d’Antoine Braun, écrivain jésuite à qui on avait demandé de s’attaquer au problème des biens de l’Ordre, on peut confirmer que le décès du dernier représentant, Jean-Joseph Casot, permet à la Couronne britannique de s’accaparer leurs richesses en l’année 1800. (Antoine Braun, Mémoire sur les biens des jésuites en Canada, Montréal, C.-O. Beauchemin et Valois, 1874, p. 104). Maintenant passées aux mains des Anglais, ces ressources sont administrées par la nouvelle Commission des biens des Jésuites créée à l’initiative du gouvernement. Ceci n’est qu’un épisode d’une longue épopée qui se poursuit pour une période de soixante-quatorze ans, caractérisée par des négociations pour la restitution des biens à l’Ordre.

image : wikipedia
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *