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Le régime seigneurial

Au temps de la colonisation en Nouvelle-France, les terres d’habitation étaient distribuées selon le régime seigneurial, ce qui signifie, physiquement, que les terres étaient découpées en rectangle le long des cours d’eau, de façon à donner accès audit cours d’eau à un maximum de personnes.

Aux alentours du site de la chute Kabir Kouba, les habitations se construisaient donc autour de la rivière Saint-Charles. Par contre, le régime seigneurial impliquait bien plus que cela : c’était un échange de ressources. En effet, le seigneur était propriétaire des terres et il les louait aux habitants qu’on nommait les censitaires. Pour vivre sur ces terres, les habitants devaient effectuer le paiement du cens et diverses obligations comme la construction et l’entretien de chemins.

Vers le XVIIIe siècle, c’était la communauté religieuse des Jésuites qui jouait le rôle du seigneur dans la seigneurie Saint-Gabriel ce qui témoigne le grand pouvoir politique qu’exerçait la religion il n’y a que quelques centaines d’années au Québec.

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La Mer de Champlain

L’hydrographie dans la province de Québec a énormément évolué au fil des siècles. En effet, à la suite de l’ère glaciaire du continent nord-américain, il y a un million d’années, l’eau composant la calotte de glace était épaisse de trois kilomètres.

Les études du territoire ont déterminé qu’il y a environ 10 000 ans, ce qui compose aujourd’hui la province territoriale des basses-terres du Saint-Laurent, était entièrement recouvert d’une étendue d’eau salée qu’on appelle la Mer de Champlain.

Cette mer recouvrait, entre autres, Ottawa, Montréal, Laval, et une bonne partie de la ville de Québec. Le fleuve Saint-Laurent et des cours d’eau comme la rivière Saint-Charles sont donc ce qu’il reste de la Mer de Champlain.

Image provenant de Wikipedia
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Le saumon disparu depuis plus de 100 ans

Le saumon est un poisson que l’on retrouve en eau salée, par exemple, dans l’océan Atlantique et dans l’océan Pacifique. Pourtant, lorsqu’il atteint sa maturité sexuelle, le spécimen migre vers les sources d’eau pour des besoins de reproduction. Chaque colonie de saumons revient pondre ses oeufs dans la même rivière chaque année.

Il y a un peu plus de 100 ans, la rivière Saint-Charles fut un lieu de ponte pour les saumons. Cependant, la sécheresse complète de la rivière en 1914 causée par l’installation d’un tuyau de 40 pouces pour alimenter la ville de Québec en eau, obligea les colonies de saumons à pondre dans une autre source d’eau douce.

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Frederica Maria Hoffman : propriétaire du moulin à papier

Frederica Maria Hoffman fut un personnage important dans l’histoire des moulins à Kabir Kouba. À la suite de l’incendie du premier moulin à papier en 1862, elle devient propriétaire du terrain pour ensuite entreprendre la reconstruction du bâtiment, cette fois-ci en pierre, avec son mari Peter Smith. Ce nouveau moulin continua de fonctionner jusqu’à ce qu’il ne brûle à son tour en 1900. C’est ce bâtiment qui abritera la production de papier la plus prospère de Kabir Kouba: de 1870 à 1900, sous la direction des frères James et William Reid, on produira de une à deux tonnes de papier par jour ce qui représente une énorme quantité pour l’époque.

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Le grand botaniste Pehr Kalm

Pehr Kalm reste sûrement l’un des plus grands botanistes ayant marqué le XVIIIe siècle. Son œuvre, En resa til Norra America, ou traduit Voyage de Pehr Kalm en Amérique, revêt un caractère particulièrement important puisqu’elle témoigne de sa visite à la réserve de Lorette et sa rencontre avec les Hurons-Wendat. Accueilli par les Jésuites, ce botaniste parcourra les forêts d’ici en relatant en détail ses découvertes concernant les espèces indigènes qu’il retrouve aux abords de la réserve de Lorette. Parmi ces recherches, il décrit l’érable à sucre, cette espèce d’érable qui guérit les brûlures, la tissavoyane jaune utilisé par les Amérindiens pour donner une belle couleur orange à certaines œuvres en peaux, et bien plus.

Petit fait cocasse : L’ensemble de ses remarques relatant la journée du 13 août 1749 termine avec une petite phrase amusante à propos des insectes : « Les moucherons sont plus nombreux que nous l’aurions désiré ».

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La rivière aux mille détours

Au fil de l’histoire, la rivière que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de «rivière Saint-Charles» qui passe par la chute Kabir Kouba fut rebaptisée à quelques reprises. Avant même la fondation de Québec, Jacques Cartier, aux alentours de 1535, fut pris par les glaces avec son équipage sur un cours d’eau qu’il choisit de nommer «rivière Sainte-Croix». Les peuples iroquiens la nommaient déjà CabirCouba qui se traduit comme «rivière aux mille détours».

Vers 1608, à l’époque de la fondation de Québec, Samuel de Champlain la rebaptisera «Petite Rivière». C’est finalement en 1627 que la rivière prendra son nom final: le groupe religieux des Récollets la nommeront «rivière Saint-Charles», nom qu’elle conserve encore aujourd’hui.