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SUR LE CHEMIN DU MEUNIER (JOUR)
KABIR KOUBA À LA LANTERNE (BRUNANTE)

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Une plante qui traite les maux de dents

La savoyane, aussi connue sous le nom de coptide du Groenland est une plante que l’on retrouve sur le site de la chute Kabir Kouba. Elle fleurit au printemps dans les forêts de conifères.

Considérant la plante comme un antiseptique et un analgésique, les femmes amérindiennes broyaient les racines de la savoyane pour les transformer en poudre et y ajoutaient un peu d’eau. Cette mixture pouvait être utilisée pour les bébés souffrant de maux de dents. Elle était appliquée directement sur leurs gencives.

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Le régime seigneurial

Au temps de la colonisation en Nouvelle-France, les terres d’habitation étaient distribuées selon le régime seigneurial, ce qui signifie, physiquement, que les terres étaient découpées en rectangle le long des cours d’eau, de façon à donner accès audit cours d’eau à un maximum de personnes.

Aux alentours du site de la chute Kabir Kouba, les habitations se construisaient donc autour de la rivière Saint-Charles. Par contre, le régime seigneurial impliquait bien plus que cela : c’était un échange de ressources. En effet, le seigneur était propriétaire des terres et il les louait aux habitants qu’on nommait les censitaires. Pour vivre sur ces terres, les habitants devaient effectuer le paiement du cens et diverses obligations comme la construction et l’entretien de chemins.

Vers le XVIIIe siècle, c’était la communauté religieuse des Jésuites qui jouait le rôle du seigneur dans la seigneurie Saint-Gabriel ce qui témoigne le grand pouvoir politique qu’exerçait la religion il n’y a que quelques centaines d’années au Québec.

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La Mer de Champlain

L’hydrographie dans la province de Québec a énormément évolué au fil des siècles. En effet, à la suite de l’ère glaciaire du continent nord-américain, il y a un million d’années, l’eau composant la calotte de glace était épaisse de trois kilomètres.

Les études du territoire ont déterminé qu’il y a environ 10 000 ans, ce qui compose aujourd’hui la province territoriale des basses-terres du Saint-Laurent, était entièrement recouvert d’une étendue d’eau salée qu’on appelle la Mer de Champlain.

Cette mer recouvrait, entre autres, Ottawa, Montréal, Laval, et une bonne partie de la ville de Québec. Le fleuve Saint-Laurent et des cours d’eau comme la rivière Saint-Charles sont donc ce qu’il reste de la Mer de Champlain.

Image provenant de Wikipedia
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Les marmites naturelles

Aux abords de la chute Kabir Kouba, il est possible d’observer le résultat d’un fascinant phénomène d’érosion: les marmites. Ces puits naturels se forment lorsque de petits cailloux emportés par le courant de l’eau creusent les parois rocheuses. La forme circulaire des marmites est sculptée par ces cailloux prisonniers de la force centrifuge engendrée par le courant de l’eau.

Dans le parc de la falaise, la plus grande marmite est profonde de plus d’un mètre et demi. En observant la forme presque trop régulière pour être naturelle des marmites, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi plusieurs légendes ont tenté d’expliquer leur existence au cours de l’histoire.

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Le saumon disparu depuis plus de 100 ans

Le saumon est un poisson que l’on retrouve en eau salée, par exemple, dans l’océan Atlantique et dans l’océan Pacifique. Pourtant, lorsqu’il atteint sa maturité sexuelle, le spécimen migre vers les sources d’eau pour des besoins de reproduction. Chaque colonie de saumons revient pondre ses oeufs dans la même rivière chaque année.

Il y a un peu plus de 100 ans, la rivière Saint-Charles fut un lieu de ponte pour les saumons. Cependant, la sécheresse complète de la rivière en 1914 causée par l’installation d’un tuyau de 40 pouces pour alimenter la ville de Québec en eau, obligea les colonies de saumons à pondre dans une autre source d’eau douce.